Rennes quand la LGV donne des couleurs au marché de l’immobilier local

L’immobilier à Rennes est vivace : les prix montent et les transactions ne ralentissent pas. L’une des raisons à cette bonne santé immobilière est sans doute la Ligne à Grande Vitesse qui placera Paris à moins d’1h30 de Rennes. Petit tour d’horizon sur la situation. 
Rennes, capitale de la Bretagne est idéalement située à 30 min de la mer et à proximité de Paris grâce au TGV. En juillet, le prix moyen au m² d’un appartement y est de 2 477 € et pour une maison, de 3 142€ selon MeilleursAgents.com. Sur un an, l’augmentation est de 0,8% sur un an à fin juillet et montre une accélération de 2,1% depuis avril.

Le centre ville, un trésor très recherché

Rennes est bien connue pour la richesse architecturale de son centre historique. Les biens de petite surface, dans les maisons à colombages des rues Saint Georges ou Saint Sauveur sont très demandés et recherchés des investisseurs. Les propriétaires sont exigeants sur le choix de leurs futurs locataires et ne choisissent que les meilleurs dossiers, difficile alors pour les étudiants de tirer leur épingle du jeu.
Un studio de 27 m² situé place des Lices dans un bâtiment du XVIIe siècle entièrement rénové, a été acheté en deux semaines à 102 000 € (3 800 €/m²). Mais seuls les biens en bon état se vendent aisément car les acheteurs ne sont souvent pas prêts à s’investir dans de gros travaux des bâtiments du XVI ou XVIIe. Sur le boulevard de Chézy, non loin du centre et assez prisé, les biens datant des années 60/70 nécessitent moins de travaux et sont plus accessibles.
 

La deuxième jeunesse de Sud Gare

Le quartier de la gare est réinvesti. En 2017, la LGV reliera Rennes à la capitale en 1h27 soit près de 45 min plus vite qu’aujourd’hui, pour faciliter les flux de voyageurs, qui seront aussi amenés par la deuxième ligne du métro, le quartier Gare Sud se veut plus accueillant et connaît aujourd’hui de grandes transformations. Les acheteurs parisiens ont déjà commencé à acheter des biens dans ce quartier qui sera bientôt aux portes de Paris.
EuroRennes rénove et réaménage la totalité de Sud Gare : des commerces,  nouveaux immeubles, logements, bureaux et commerces fleurissent dans cet environnement porteur et connecté à l'Europe.
Les prix y ont augmenté de 10 à 15% depuis un an. A Sacré Cœur, boulevard Jacques Cartier, une maison à rénover (150 000€ de travaux à prévoir) datant des années 60, de 100 m² sur terrain de 500 m², a été vendue 305 000€ en deux mois.

 

 

Sévigné et Thabor, toujours très apprécié


Les prix restent stables à l'est du centre ville, sur les quartiers historiquement bourgeois de Rennes Sévigné et Thabor. Les biens construits dans les années 60 ont tendance à baisser et les grandes maisons voient la durée des délais de vente s’allonger car elles sont difficiles à vendre. Sur plusieurs étages, elles ont souvent plus de 4 chambres et se sont démocratisées avant les années 1900. Elles ne correspondent plus aux modes de vie actuels, car les grands volumes prennent du temps à l’entretien et les ménages ne veulent pas y passer leurs week ends. Les plus petites maisons remportent plus de succès. On a observé une demande très forte sur le triangle d’or entre Palestine, Fougères et Metz.
Les appartements y sont accessibles dès 2 802 €/m², les maisons quant à elles se trouvent dès 3 653€/m². Un jour seulement a suffi pour vendre 960 000€ une maison de 200 m² sur 480 m² de terrain, à proximité d’une future station de métro, de style contemporain avec baies vitrées mais structure ancienne avec ouverture sur jardin.
Dans le même style, une maison en pierre de 140m² sur un terrain de 420 m², bd de Sévigné, avec  deux salles d'eau et une salle de bain a été achetée 620 000 € en très peu de temps. Généralement d'un mois et demi les délais de vente ont tendance à diminuer.
 

Le coup de jeune des quartiers Nord


Les programmes neufs fleurissent dans le quartier Jeanne D’Arc très anciennement urbanisé. Le Florilège, Central Park, Les Terrasses de Jeanne ainsi que l’arrivée du métro en 2019 participeront à redynamiser le secteur.  La vie de quartier proximité des parcs de Maurepas et des Gayeulles attire tant les étudiants que les familles aussi sensibles à la présence des centres d’enseignements du Lycée Chateaubriand ou de l’université Rennes 1 à Beaulieu.
Les appartements y sont accessibles dès 2 411 €/m² et les maisons dès 2 733 € (d’après Meilleursagents.com). Pour exemple, en 2016, un terrain de 400 m² et sa maison de 100 m² construite dans une rue calme en 1994, de plain pied avec jardin exposé sud a été achetée 391 000 € après seulement 2 mois.


 


Créée le 10/07/2017